Ce que « hébergé au Canada » veut dire, concrètement
La résidence des données est une propriété de l'infrastructure, pas une case à cocher dans un contrat.
Beaucoup de fournisseurs annoncent une région canadienne. Dans les faits, cela recouvre des réalités très différentes : des données stockées au Canada mais traitées ailleurs, une région opérée depuis un autre pays, ou une filiale soumise à une législation étrangère quelle que soit la position physique des serveurs.
Les questions qui tranchent sont concrètes. Où le calcul d'inférence s'exécute-t-il physiquement ? Qui a un accès administratif aux machines, et depuis quelle juridiction ? Les journaux, les caches et les sauvegardes suivent-ils la même règle que les données de production ? Et surtout : l'entité qui opère le service peut-elle être contrainte par une loi étrangère de produire vos données ?
Pour une charge agentique, l'enjeu est plus lourd que pour un chatbot. Un agent IA de codage lit vos dépôts, vos configurations, parfois vos données de production. Le contexte envoyé au modèle est souvent plus sensible que ce que l'agent IA en fait ensuite.
S'ajoute la question de l'entraînement. « Vos données ne servent pas à entraîner nos modèles » et « vos données ne sont transmises à aucun tiers » sont deux garanties distinctes, et la première n'implique pas la seconde.
Notre position est simple parce que l'infrastructure l'est : le calcul s'exécute sur des serveurs au Canada, opérés depuis le Canada par une entreprise canadienne. Il n'y a pas de région à sélectionner, parce qu'il n'y en a qu'une.